Ntota - Les peintures 

Biographie

 

 Il commence par le matériel le plus rudimentaire : le cahier et le crayon.  Zigoma le suit. Il accède ensuite à la gouache, après plusieurs mois d'essai, il vend une sélection de gouaches puis passe à la peinture à l'huile. Peu à peu, Ntota affirme sa personnalité. Etant si jeune, il étonne par la vigueur de son coup de pinceau, la science des couleurs, il est d'abord hanté par les souvenirs du village et de ses vagabondages à travers la brousse et la forêt, on trouve parmi ses premières toiles les sujets suivants :  "Après la pluie dans la forêt",  "Le rat pris au piège",  "Le champ d'arachides", " La mère et ses jumelles", il assume le passé en traitant des sujets traditionnels ;  "Masque fétiche",  "Masque de danse",  "Masque Bakota". Pour le vingtième anniversaire de l'école de Poto-Poto en 1972, il participe à deux expositions des peintres de Poto-Poto. L'une à lieu au centre culturel Français de Brazzaville, l'autre au centre culturel Français de Kinshasa. Au cours de ces expositions, Ntota reçoit beaucoup d'encouragements de la part des visiteurs qui voient en lui un grand peintre en herbe.

 

Marcel Gotène de retour d'Aubusson sera impressionné par la qualité de son art. Ntota excelle dans le style figuratif autant que dans le style abstrait ; il réalise parfois des compositions hardies, toutes en couleurs et en plans, relevant d'une sorte d'abstraction constructiviste. C'est le cas du tableau intitulé  "La case du chef"  (1974). L'homme est confondu avec son décor et l'ensemble éclate en éléments distincts, qui requièrent une sorte d'autonomie accentuée par les différences de couleurs et la diversification des plans. Au centre du tableau, c'est le sol avec le feu, une grosse pipe jaillit d'un mur, tout le reste exprime l'opulence du grand dignitaire.  Il utilise souvent le rouge carmin dans la peinture abstraite, le jaune citron, le bleu d'outre-mer et le vert dans ses paysages. Le visage est souvent peint en marron ; Il aborde des sujets moins conventionnels comme  "L'ouvrier et le patron"  (1974) dans le cadre de la lutte des classes. Il ne fait ni portrait ni natures mortes. C'est dans la tradition de l'école depuis LodNtota admire Zigoma parmi les peintres Congolais et Salvador Dali parmi les peintres étrangers, pour leurs couleurs et  l'originalité de  leur Art. Ce jeune peintre est incontestablement l'un des plus promoteurs de la deuxième génération des peintres de Poto-Poto.

 

Par TATI - LOUTARD

Literature - Art  (Etumba) Brazzaville.